La psychanalyse, une discipline douteuse et onéreuse pourtant bien ancrée dans les esprits et le langage

Cette technique supposée thérapeutique, née au XIXe siècle, avec son vocabulaire spécifique, fait encore fureur.

Bien que Freud ait été germanophone, la psychanalyse a vraiment colonisé les esprits français par le biais des livres de psy américains, à partir des années 1950.

Elle est jugée si importante que, en France, elle est enseignée à tous les élèves de terminale en cours de philo.

Si vous utilisez les mots être dans l’ego, avoir un gros ego, se faire un ego trip, être frustré, refouler ses émotions, avoir un complexe, être dans le déni, avoir un traumatisme (ou un « trauma », comme disent les anglophones) psychique, faire une projection sur quelqu’un, etc., vous êtes influencé par la psychanalyse.

Que disait-on avant ce jargon et comment certains mots ont-ils été détournés ?

  • ego (en psychanalyse : l’instance psychique) est la traduction latine de « moi ».
    Dans le langage moderne influencé par la psychanalyse, « ego » a remplacé orgueil, amour-propre, fierté (voir ce mot dans le dictionnaire). Exemple : il a un gros ego = il est très orgueilleux.
  • frustrer (en psychanalyse : empêcher de satisfaire un désir ou une pulsion) signifie en français uniquement « priver de » ou « tromper ».
    Dans le langage moderne influencé par la psychanalyse, « fruster » a remplacé « décevoir », « contrarier ».
    Exemple : j’étais frustrée parce que, à cause de la fermeture du magasin, je n’ai pas pu acheter les chaussures que je voulais = j’étais déçue parce que, à cause de la fermeture du magasin, je n’ai pas pu acheter les chaussures que je voulais
  • refouler (en psychanalyse : rejeter inconsciemment un désir ou un souvenir hors de la conscience) a pour sens principal, en français « refluer, revenir en arrière ».
    Dans le langage moderne influencé par la psychanalyse, « refouler » a remplacé « essayer d’oublier ».
    Exemple : J’ai refoulé mes vacances en Italie, qui étaient un vrai désastre = J’ai essayé d’oublier mes vacances en Italie, qui étaient un vrai désastre.
  • un complexe (en psychanalyse : ensemble organisé de représentations inconscientes (complexe d’Œdipe, etc.).
    Dans le langage moderne influencé par la psychanalyse, « avoir un complexe » a remplacé « manquer de confiance en soi », « se sentir gêné »
    Exemple : Elle a des complexes sur son physique = Elle n’a pas confiance en son physique
  • faire une projection, projeter (en psychanalyse : attribuer à autrui ses propres sentiments).
    Dans le langage moderne influencé par la psychanalyse, « projeter » a remplacé « attribuer à autrui ses propres sentiments, défauts, etc. », « accuser autrui de ses propres travers »
    Exemple : Il projette ses travers sur son frère = Il accuse son frère de ses propres travers.
  • être dans le déni (en psychanalyse : refuser inconsciemment une réalité) (« déni » est correct dans d’autres cas comme « un déni de justice »)
    Dans le langage moderne influencé par la psychanalyse, « être dans le déni » a remplacé : refuser de voir la réalité en face, se voiler la face, se mettre des œillères, faire l’autruche, se bercer d’illusions, se raconter des histoires, refuser d’admettre l’évidence, se mentir à soi-même, etc.
    Exemple : Il est dans le déni au sujet de son alcoolisme = Il refuse d’admettre son alcoolisme
  • un traumatisme (en psychanalyse : une blessure psychique) (à l’origine, en français, un traumatisme est une blessure physique)
    Dans le langage moderne influencé par la psychanalyse, « avoir un traumatisme » a remplacé : une blessure morale, une épreuve, un coup dur, un souvenir douloureux, une marque profonde, une cicatrice psychologique, une commotion morale, etc.
    Exemple : Son divorce a été un traumatisme = Son divorce a été une rude épreuve

Une « thérapie » réservée aux plus fortunés

Avec la psychanalyse, il faut payer pour s’en sortir. Une analyse moyenne dure 5 ans, généralement à 1 séance par semaine, soit 250 séances, en moyenne à 70 € la séance, soit 17 500 €. Un joli pactole.

Heureusement, il y a des thérapies moins chères, voire gratuites, comme parler à un proche ou à un religieux.

La psychanalyse serait-elle une justification de la pédocriminalité, notamment de l’inceste ?

En principe, on parle de l’innocence des enfants, mais Freud les décrivait comme des pervers polymorphes : par exemple mettre un objet à la bouche, rechercher le contact physique avec la mère, etc., étaient selon lui des tentatives d’assouvir un désir sexuel.

De plus, selon lui, l’attachement des enfants envers leur parent du sexe opposé serait en réalité un désir sexuel, le fameux « complexe d’Œdipe », selon lequel les garçons seraient sexuellement attirés par leur mère et les filles par leur père. C’est tout simplement ignoble.

Si vous n’avez pas de « névroses » avant d’arriver chez votre psychanalyste, il y a de fortes chances pour que vous en ayez en repartant.

Violé par son père et son oncle, Freud parlait-il en réalité de ses propres perturbations, bien compréhensibles après ce qu’il avait subi ?

Si un enfant est violé, notamment par un proche, ce serait finalement un peu de sa faute, car il a cherché à « séduire » son violeur.

L’influence perverse de la psychanalyse sur notre langue et nos esprits

Cette discipline a permis d’évacuer les notions chrétiennes de Bien et de Mal, de pardon, de miséricorde, etc.
Un adulte qui fait du mal à un enfant reproduit certainement ce qu’il a lui-même subi. Peut-être devrait-on se pencher un peu plus du côté des entités négatives qui nous poussent à faire le Mal pour mieux comprendre nos actes, ceux de notre entourage et essayer d’en sortir ?

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Est-ce que la psychanalyse est efficace ?

Le psychanalyste ne fait pas preuve de compassion. Donc, si vous avez besoin d’une épaule sur laquelle pleurer, passez votre chemin, car il doit faire preuve d’une « neutralité bienveillante ».

Le psychanalyste ne donne pas de pistes pour s’en sortir, c’est au client de les trouver tout seul. Un peu comme les établissements scolaires où les enfants doivent inventer leur propre programme scolaire…

Le psychanalyste ne donne pas d’objectifs. L’analyse peut durer des années, sans que le client ne sache s’il va mieux ou non. Le client peut avoir l’impression de tourner en rond, de perdre son temps et son argent.

Est-ce que le client va mieux à la fin ? Tout dépend de ce qu’on appelle « aller mieux ». En revanche, les finances du psychanalyste se portent à merveille.

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