Emmanuel Macron booste le « soft power » français

Oui, un magazine français, Le Point, a vraiment publié cette phrase, en 2017, lors de l’élection de Macron. J’imagine que le but recherché était de séduire le lecteur, de l’intriguer par une formulation à la fois moderne et stimulante (et pas « boostante »).

Et ça marche ! J’ai entendu plusieurs personnes autour de moi, des patriotes, des lanceurs d’alerte, etc. reprendre « soft power ». Les mots nouveaux, notamment les anglicismes, exercent une fascination sur les esprits, comme un nouveau jouet qui plaît aux enfants.

Que signifie « soft power » ?

Le concept de « soft power » a été inventé par le politologue américain Joseph Nye, au tournant des années 1990, qui a affirmé que la puissance des États-Unis ne se limitait pas à son armée ou à son économie (des éléments « hard », donc tangibles), mais s’appuyait aussi sur ses marques comme McDo et Coca, son cinéma (Hollywood), ses chanteurs, etc.

Avoir du « soft power », c’est vendre du rêve, en l’occurrence le rêve américain. C’est d’ailleurs à cause de cette illusion que nombre de Français utilisent des anglicismes. Prononcer de l’anglais leur donne le sentiment de se rapprocher de leur rêve, de leur idole, de leur maître, de faire partie des gens qui ont tout compris. En échange, ils sont prêts à renier leurs racines et leurs ancêtres afin de se transformer en petits soldats du mondialisme anglophone.

Mais que disait-on avant les années 1990, période d’invention de l’expression « soft power » ?

Exercer un « soft power » (littéralement une « puissance douce »), c’est persuader, influencer, séduire.

On peut donc tout simplement parler de « pouvoir de persuasion », de « capacité d’influence » ou de « travail de séduction ».

La mission destructrice de la presse française

La presse française, tous bords politiques confondus, est l’un des principaux pourvoyeurs d’anglicismes. Elle semble s’être donné pour mission de convertir les lecteurs au mondialisme anglicisé.

« Le « soft power » désigne la capacité d’influence et de persuasion d’un État, de ses acteurs politiques, économiques et culturels sur la scène internationale. » nous explique Le Point dans son article, pour nous permettre d’adopter cet anglicisme.

Mais il n’y a pas que la presse. Il y a par exemple le ministère de la Culture ! « Culture, soft power et souveraineté : quels défis pour la France ? » (paru sur le site du ministère de la Culture).

Jacques a dit (ou Jack ou James) « prosterne-toi » et presque tout le monde est à plat ventre. C’est fascinant.

L’influence mondialiste anglophone est effectivement très puissante.

Il suffit que l’Amérique lance de nouveaux concepts, de nouveaux produits, de nouvelles chanteuses, etc. pour que le reste du monde, notamment la France, les adopte.

Malheureusement, beaucoup de Français, soumis à cette influence pernicieuse, récitent la leçon que leur ont enseigné les médias.

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