Un hommage à Louis-Ferdinand Céline à Toulouse ?

Ça m’étonnerait !

Pourtant il y a écrit Tribute Céline le 29 août 2026, sur une affiche du Casino Barrière de Toulouse.

Je fais la naïve mais je sais bien que, en réalité, il s’agit de Céline Dion et non pas de Louis-Ferdinand Céline.

Jusqu’aux années 1990, quand quelqu’un parlait de Céline, on pensait forcément à l’auteur de Voyage au bout de la nuit. Mais de nos jours, ma pauvre dame, les écrivains peuvent aller se rhabiller, ils ont été remplacés par les célébrités (et pas les « stars » ni les « icônes »).

« Tribute » est en train de remplacer « hommage »

Nous avons désormais les « tribute shows » et les « tribute bands ». Encore l’engouement anglophile !

Un « tribute show » est tout simplement un spectacle en hommage à un artiste. Le journal Ouest France a beau savoir que « tribute show » pourrait se dire « concert hommage » (puisqu’il l’écrit), il intitule quand même son article « Pourquoi le concept des Tribute shows est-il en pleine expansion ? » pour éveiller la curiosité, donner envie de lire l’article.

À Vannes (Morbihan), il est même possible d’assister au Tribute Live Festival. En français dans le texte « Festival des concerts hommage ». Mais en français, ça claque moins, ça fait un peu ringard. Alors qu’avec le titre anglais, tout de suite, on sent qu’on va passer un bon moment !

Et comment s’appelle l’édition 2026 du Tribute Live Festival ? California Dream !

Ça alors !

Qu’est-ce qu’un « tribute band » ?

« On les appelle aussi « cover band », en français « groupe de reprise » » explique livetonight.fr, un site qui, contrairement aux apparences, s’adresse aux francophones. « Il s’agit de groupes composés de passionnés souhaitant rendre hommage à un artiste ou un groupe spécifique en exploitant le répertoire de leur idole de manière plus ou moins fidèle ».

L’emploi de « tribute » est-il le symbole d’un peuple vaincu par la mondialisation ?

« Tribute » vient du français « tribut ». Le wiktionnaire donne cette définition de « tribut » : Contribution périodique qu’un État impose à un peuple vaincu comme signe de la dépendance. (Wiktionnaire)

La plupart des « tributes » réalisés en France étant en hommage à des artistes anglophones, oui, effectivement, le mot « tribut » convient : des artistes français, au lieu de composer leur propre musique, reconnaissent qu’ils ont été vaincus par le monde anglophone.

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