spam

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Au lieu de dire
le spam
Il vaudrait mieux dire
le pourriel, le courrier indésirable

Au lieu de dire
spammer
Il vaudrait mieux dire
envoyer massivement des messages indésirables, inonder de messages indésirables, polluposter

Origine

1er sens : « Spam » est une marque américaine, déposée en 1937. Ce serait la contraction de « spiced » et de « ham » (jambon épicé). Il s’agit d’une viande de porc précuite vendue en conserves.

Le produit connaît un immense succès, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale et dans la Grande-Bretagne d’après-guerre, où les viandes en conserve américaines sont très présentes. Par la suite, le spam est devenu synonyme de nourriture monotone, ennuyeuse.

2e sens : En 1970, la troupe comique anglaise Monty Python en a fait un numéro, simplement intitulé Spam. Dans un café, presque tous les plats du menu contiennent du spam : « egg and spam, egg bacon and spam, spam, egg, spam, spam… » Puis un groupe de Vikings se met à chanter inlassablement « Spam, Spam, Spam… », jusqu’à couvrir toutes les autres conversations.

C’est cette idée de quelque chose qui s’impose de manière répétitive et envahissante, au point de noyer le reste, qui va donner au mot son troisième sens.

3e sens : Le terme semble avoir été employé dans les années 1980 dans les communautés de jeux en ligne et les BBS pour désigner le fait de répéter massivement un message, notamment pour faire défiler et ainsi faire disparaître les messages des autres utilisateurs.

Le 31 mars 1993, l’administrateur Richard Depew publie accidentellement environ 200 exemplaires du même message dans un groupe de discussion. Cet épisode contribue à fixer l’emploi de spam pour désigner la répétition abusive de messages. (etymonline)

Le rapprochement avec le sketch des Monty Python est alors évident : comme les Vikings qui répètent « Spam » jusqu’à étouffer la conversation, les messages répétitifs « noient » les véritables échanges.

En France : Le mot « spam » semble être apparu en France au début des années 2000. Les Québécois ont proposé le mot « pourriel », mot-valise formé de « poubelle » et de « courriel ». Si « pourriel » a été largement adopté au Québec, ce n’est pas le cas en France, où l’on a préféré « courrier indésirable » ou « message indésirable ».

Références

Dix mots québécois que nous ferions bien d’emprunter (Le Figaro)

Jambon épicé et sketch des Monty Python, pourquoi les mails indésirables s’appellent spam (BFMTV)

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