D’où viennent l’effondrement de la politesse, la montée de l’individualisme, la disparition des valeurs, le manque de respect croissant, etc. ?
Mai 68, certainement. Mais aussi la perte d’homogénéité de la société française, qui entraîne une peur vis-à-vis des gens qui nous entourent. Sans compter l’absence de contrôleurs, policiers ou autres représentants de l’ordre qui, autrefois, auraient mis fin à ces débordements.

En quoi consiste le bare beating ?
Le bare beating vient de « bare » (nu) et de « beat » (battement, comme le rythme qu’on peut entendre sortir d’un téléphone). Le son sort librement d’un téléphone, sans que son propriétaire n’utilise de casque ou d’écouteurs.
L’expression est apparue au Royaume-Uni il y a environ un an. En août 2025, elle était déjà suffisamment répandue pour faire l’objet de discussions et de mesures dans les transports britanniques.
Au lieu de dire « il fait du bare beating », on pourrait dire : il impose le son de son téléphone aux autres passagers.
Au lieu de dire « il faut lutter contre le bare beating », on pourrait dire : il faut lutter contre le son des téléphones imposé aux autres passagers.
« La législation et les règlements intérieurs (comme à la SNCF) interdisent déjà de perturber la tranquillité d’autrui avec des appareils sonores, mais le manque de réaction ou la peur d’un conflit empêche souvent les usagers d’intervenir. » (Ouest France)
En France, de nos jours, on hésite à protester
SNCF : une femme reçoit un coup de poing pour avoir demandé à un passager de baisser le son de son téléphone à bord d’un train (La Dépêche)
Rares sont ceux qui protestent encore face aux mauvais comportements. On a trop peur de se faire agresser : on baisse la tête, on rase les murs, on rentre vite chez soi, on évite les centres-ville à certaines heures.
