Au lieu de revendiquer ses racines françaises, la « Française » des jeux (héritière de la Loterie nationale française, créée en 1933) a souhaité se fondre dans la masse anglo-mondialisée. Certes, elle annonce qu’elle est née en France, mais elle le dit en anglais, y compris sur sa page francophone.
Je l’ai appris par la revue de la Défense de la langue française, qui annonce le prix de la Carpette anglaise 2025.
Pourtant, je suis à peu près sûre que tout le monde peut prononcer les lettres F, D et J dans sa langue, alors que « United » est plus difficile à prononcer correctement.

Comment la FDJ a-t-elle appelé son programme de protection contre la dépendance aux jeux d’argent ? Safe Play !
C’est plus chic, en anglais.
Après vous avoir encouragé à jouer de l’argent, peut-être un argent dont vous ne pouviez pas vous passer, qui a mis en péril votre foyer, détruit votre couple, etc., la FDJ a la solution : « Safe Play, un programme structurant pour un jeu responsable« .
- « l’allocation d’au moins 10 % des budgets publicitaires du Groupe (pourquoi une majuscule, c’est un nom commun : groupe) à des campagnes de sensibilisation ; »
- « l’accompagnement des joueurs en situation de vulnérabilité (pardon ? pourquoi pas « vulnérables » ?), notamment via des appels téléphoniques dédiés ; » (mauvais emploi de « dédiés », à remplacer par exemple par « spécifiques », voir le dictionnaire de ce site)
- « la mobilisation de l’ensemble du réseau pour faire respecter l’interdiction de jeu des mineurs. »
Encourager à jouer de l’argent tout en se donnant bonne conscience…
Et bien sûr, le programme parle d’addiction, mot anglais, à remplacer par « dépendance ».
