Chers lanceurs d’alerte, pour traduire l’anglais, utilisez les IA, qui se débrouillent souvent mieux que vous

Un lanceur d’alerte vient d’écrire : Keir Starmer pousse un agenda de contrôle des réseaux sociaux.

Un agenda, en français, ce n’est pas un programme, c’est un livre ou une liste de rendez-vous, de devoirs ou de choses à faire. Par exemple, au collège et au lycée, nous notions les devoirs dans notre agenda. Quand quelqu’un a un agenda chargé, on peut lui dire : « Tu as un agenda de ministre ! » (voir l’entrée de dictionnaire « agenda »)

Par ailleurs, cet emploi de « pousser » est un anglicisme, c’est la traduction de « to push for », qui ne doit pas se traduire par « pousser » mais par « s’efforcer de, soutenir, inciter à, proposer, faire de son mieux pour, œuvrer à, etc. » (voir l’entrée de dictionnaire « pousser pour »).

L’une des principales sources d’anglicismes dans notre pays, ce sont les mauvais traducteurs

Une fois de plus, un lanceur d’alerte francophone, qui maîtrise mal sa propre langue et a la flemme de vérifier ce qu’il écrit, traduit mot pour mot un article trouvé sur un média anglophone. Cette fainéantise, associée au fait que, à cause d’Internet, n’importe qui peut publier n’importe quoi, est en partie responsable de l’invasion des anglicismes combattue sur le présent site.

Chers lanceurs d’alerte, dissidents et médias de réinformation, s’il vous plaît, donnez-vous la peine de traduire l’anglais correctement. Si vous ne savez pas comment faire, utilisez les IA, qui sont loin d’être parfaites, mais qui se débrouillent souvent mieux que vous. Et bien sûr, consultez Halte aux anglicismes !

Par exemple, si je demande à ChatGPT de traduire « Keir Starmer pushes for a social media control agenda », j’obtiens différentes solutions, dont aucune ne contient « pousser » ni « agenda » :
– « Keir Starmer cherche à renforcer le contrôle des réseaux sociaux. »
– « Keir Starmer défend une politique de régulation accrue des réseaux sociaux. »
– « Keir Starmer promeut un programme de contrôle des réseaux sociaux. »

Mieux vaut l’IA que de mauvais traducteurs qui traduisent mot pour mot.


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