Le « sticker art » : l’art de vandaliser l’espace public à l’aide d’autocollants

Coller des autocollants sur les feux de circulation, les boîtes à lettres et les lampadaires des rues est considéré comme une forme d’art qui, comme tout ce qui est moderne et désirable, porte un nom anglais : le « sticker art ».

Personnellement, j’appelle cela du vandalisme, au même titre que les tags, c’est-à-dire l’utilisation de l’espace public de manière égoïste, sans se soucier du bien commun, pour marquer son territoire (comme le font les chiens), pour exprimer ses émotions et ses revendications à l’aide d’images ou de messages.

À quel moment le vandalisme visuel est-il devenu une forme d’art ?

C’est à peu près dans les années 1990 que commence la tolérance envers les autocollants, les tags, les pochoirs et autres formes d' »art urbain ».

Leurs auteurs ne se soucient aucunement du bien commun : les autres utilisateurs de l’espace public sont-ils d’accord pour subir leurs « créations » ? Peu importe !

C’est du même niveau que le voisin qui écoute sa musique très fort : lui, ça lui fait plaisir, donc vous n’avez qu’à subir.

Voir aussi

L’entrée de dictionnaire « sticker »

L’article : Les tags, cette lèpre de la sous-culture américaine qui se répand sur nos murs

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