Le « no-show » : absence de spectacle ou réservation non honorée ?

Le « no-show » est un lapin posé les clients qui n’honorent pas leurs réservations dans les restaurants, ou par les patients qui ne se présentent pas à leurs rendez-vous médicaux.

Le sujet est visiblement très préoccupant pour La Dépêche, qui lui consacre pas moins de 3 articles le même jour. Manque d’imagination ? Manque de sujets d’actualité ?

Qui plus est, ces articles sont réservés aux abonnés. Si j’étais abonnée à La Dépêche, je me demanderais pourquoi je dois payer pour avoir 3 articles sur le même sujet inintéressant.

Origine du problème

« No-show » vient de « no » (sans, pas de) et de « to show » (se montrer).

Était-on obligé de qualifier ce problème d’un substantif, qui plus est en anglais ? Ne pouvait-on se contenter de parler des « réservations non honorées » ?

Le Figaro surenchérit en nous présentant un deuxième anglicisme : le « ghosting »

J’ai l’impression que, au lieu de constater l’introduction des anglicismes dans notre pays, les médias se donnent pour mission de nous les enseigner. En voici encore un exemple ci-dessous. Je n’entends pas les gens parler de « no-show » et de « ghosting » mais, bien sûr, cela se limite à mon expérience.

« Le « no-show » fait d’ailleurs écho au « ghosting », qui décrit le fait d’être ignoré par une personne proche. Cette dernière ne répond plus à vos messages, et vous snobe de la pire des façons quand elle vous croise.

Notons que « no-show » pourrait se traduire en français par « défection ». Quant à « ghoster », on peut le remplacer par « snober ». (extrait de cet article du Figaro)

Cher journaliste du Figaro, pourquoi traduisez-vous un anglicisme par un autre ? Ne savez-vous pas que « snober » vient de l’anglais « to snob » ? Visiblement pas.

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