Si un ministre fait des « deals », peut-on le qualifier de « dealer » ?

Dans l’article du Figaro, Budget 2026 : «pas de deal» en coulisses, nous apprenons que le ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, emploie le mot « deals ».

Rappelons qu’il s’agit d’une représentante du gouvernement de la France.

Mme de Montchalin, avez-vous déjà entendu parler de ces mots français : négociations, transactions, tractations, offres, accords, agréments, marchés, ententes, etc. ?

« Deal » est un mot ambigu, car il peut aussi bien qualifier un accord qu’une vente de drogue

Si vous lisez « il s’agit d’un très bon deal », que comprenez-vous ? Est-ce une bonne promotion, un bon contrat ou une bonne source de stupéfiants ?

Les journalistes aiment beaucoup le mot « deal ». Va-t-on bientôt lire, dans le Figaro ou ailleurs, que des États ont signé un deal de paix ?

Un autre dealer : Édouard Philippe, ancien Premier ministre de la France

« Je commencerai par un deal fiscal avec nos entreprises d’une ampleur inédite », écrit jeudi l’ancien Premier ministre sur son compte LinkedIn. Édouard Philippe prône « un deal à 50 milliards d’euros de baisse d’impôts d’un côté et de baisse de dépenses de l’autre. » (article du Figaro)

Au lieu de deal fiscal, un homme qui, en raison du poste qu’il occupait, devrait être un chantre de la langue et de la culture française, pourrait par exemple parler de pacte fiscal.

Quel est le meilleur point de deal ? L’Élysée, l’Assemblée nationale ou Matignon ?

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