Cette idée peut sembler saugrenue dans un pays où l’on pratique le « binge drinking » (boire jusqu’au coma éthylique) et le « pub crawling » (littéralement « ramper de pub en pub », pour aller boire un verre dans tous les pubs du coin), mais c’est bien au Royaume-Uni qu’est née l’initiative de s’abstenir d’alcool pendant un mois.
Presque toutes les modes anglophones finissent par arriver chez nous et, bien entendu, les médias conservent leur nom anglais pour leur donner un prestige équivalent à « Vu à la télé ».

L’origine britannique de Dry January
Pour une fois, cette mode anglophone n’est pas née aux États-Unis, mais au Royaume-Uni.
L’initiative « Dry January » (littéralement « janvier sec ») vient d’une Britannique, Emily Robinson, qui, en 2011 a décidé d’arrêter de boire de l’alcool pendant le mois de janvier pour se préparer à un semi-marathon.
En 2013, l’association caritative britannique Alcohol Concern (devenue depuis Alcohol Change UK) transforme cette initiative personnelle en campagne nationale.
Après avoir fait le tour du monde anglophone, Dry January arrive en France vers 2020.
Les médias français ne traduisent pas Dry January
Pourtant, Dry January est difficile à prononcer pour des francophones. De plus, ce nom de « Janvier sec », qui ne fait pas référence à l’alcool, ne semble pas très pertinent.
On pourrait traduire par « Janvier sans alcool », comme le propose un caviste toulousain.
Pas de chance ! Ce caviste semble adepte des anglicismes puisqu’il a appelé son magasin Soft & Curious (en référence au film américain Fast & Furious).
L’Académie française propose « Janvier sobre ».
En 5 jours, La Dépêche consacre 5 articles au Dry January… du journalisme ou du remplissage ?
5 conseils pour réussir son Dry January
Tester ses capacités, mieux dormir, moins fumer ou dépenser… Pourquoi ces Toulousains se lancent dans le Dry January ?
Sommeil, perte de poids, humeur… les bienfaits prouvés du Dry January
« Quelqu’un de malade ne peut pas s’en sortir tout seul » : le Dry January face à la réalité de l’addiction
L’un de ces articles contient cette phrase qui, comme un verre trop rempli, dégouline d’anglicismes : « l’application Try Dry ou les mails quotidiens de coaching – sont significativement plus susceptibles de réussir le mois sans alcool ».
« Significativement plus susceptibles », ce n’est pas de la syntaxe française, c’est la traduction littérale de « significantly more likely ».
Riposte des viticulteurs français ? Le French January !
Pourquoi les francophones utilisent-ils l’anglais pour mettre en valeur leurs produits et leurs services ? Il me semble contre-productif d’utiliser la langue du mondialisme qui nous écrase pour lutter.
«Une vision ouverte et responsable de l’art de vivre à la française» : le «French January» veut concurrencer le Dry January
Je propose une cure de désintoxication à La Dépêche et autres médias anglomanes, ainsi qu’à tous les producteurs francophone utilisant l’anglais pour promouvoir leurs produits, afin de les aider à être moins dépendants des anglicismes. Me contacter pour en savoir plus.
